La Borne Milliaire

« EXTRAIT DU LIVRE SI LEUCATE M’ÉTAIT CONTÉ »

Avec l’aimable autorisation de l’Association de Valorisation du patrimoine Leucat ois et de l’Archéo-cartographie Toulouse « La via Domitia, comme de nombreuses voies romaines d’importance, était jalonnée de bornes milliaires. De Narbonne au Summus Pyrenaeus, onze milliaires, ou morceaux de ces milliaires, ont été découverts. Les milliaires portaient la distance en mille romains comptée à partir du forum de Narbonne, le caput viae, où se situait le Capitole. Ce lieu correspond actuellement à la place Bistan, récemment renommée place du forum rappelant son passé romain. Ci-après, le descriptif des miliaires retrouvés sur ce parcours.

Le milliaire XX

Il a été trouvé à Pont-de-Treilles, dans le lit du Rieu de Treilles en 1949. C’est le premier milliaire républicain découvert en Gaule. Il porte la plus ancienne inscription latine connue en territoire gallo-romain 30. La data-tion la plus probable est 118 av. J.-C 31.

Le milliaire se trouvait placé obliquement dans le lit du torrent, à peu de distance de la rive gauche et à une vingtaine de mètres en amont de l’actuel pont sur la D6009. Une enquête sommaire a permis de savoir que la borne avait été dégagée, plusieurs années auparavant, pendant la guerre, à la suite de l’exploitation du gravier de la rive gauche pour la construction des blockhaus allemands de la côte 32. Il a été taillé dans un grès à lumachelles d’ostracés 33. Il provient sans doute de la carrière antique des Bugadelles 34. C’est un cylindrique de diamètre allant 41 à 43 cm et d’une hauteur de 193 cm.

L’endroit se situe non loin de l’accès autoroutier de Leucate. Le milliaire est aujourd’hui conservé dans le musée archéologique du Palais des Archevêques de Narbonne.

Un manuscrit en date du 3 mars 1781 mentionne une borne seigneuriale entre Treilles, Lapalme et Leucate, dite borne de La Cave 35. Elle pourrait être le milliaire XX, déplacé en cet endroit proche de son emplacement d’origine, afin de jouer ce rôle ensuite abandonné.

Le récit de la découverte du milliaire XX

Gaston Langoustet, vigneron à Caves, a vu une première fois le milliaire XX dans le Rieu de Treilles dès 1948. Il était bon bricoleur. Au printemps 1948, il cherchait du sable et des graviers pour faire du béton. Il est allé en prendre dans la carrière du Rieu de Treilles, ouverte par les Allemands, pour faire les blockhaus de Leucate en 1942-43. Sous 20 à 30 cm de sable et de cailloux, il trouve cette pierre gravée. Personne n’a voulu croire que c’était « romain » ou « ancien ». Les gens pensaient plutôt que c’était une pierre tombale. Un temps oublié on reparle de ce milliaire le 2 septembre 1949, alors redécouvert par Auguste Castan, propriétaire à Lapalme d’un terrain bordant le Rieu de Treilles à proximité du lieu de découverte du milliaire.

L’information se répand très vite. L’ancien maire de Caves, Auguste Broch, se rappelle que le premier à lire son inscription latine fut le curé du village, l’abbé Balmigère. Yves Solier alors tout jeune homme de 14 ans et déjà archéologue amateur bien avant qu’il ne fasse sa carrière en archéologie en est informé dès le 3 septembre par M. Pratviel, ami et directeur du cinéma de Sigean. Le 4 septembre, Yves Solier, déjà collaborateur passionné de l’archéologue Joseph Compardou, président des « Amis du vieux Sigean », visite les lieux. Le 5 septembre le milliaire est récupéré dans le lit du Rieu de Treilles. Le même jour, Yves Solier rencontre le Dr Alquier et ils font à leur tour, la lecture de son inscription révélant le nom Domitius Ahenobarbus et donc l’ancienneté exceptionnelle du milliaire. Restait à savoir sur les terres de quelle commune et finalement de quel propriétaire avaient été trouvée la borne milliaire car le Rieu de Treilles joue le rôle de limite entre les communes de Caves et de Lapalme.

Une enquête du 19 avril 1950 (fig. 13) conclut que la borne fut trouvée sur la partie gauche du lit légal du Rieu et donc sur le territoire de Lapalme sur des terres appartenant à Mme Veuve Castan et à son fils Auguste Castan, le terrain sur la partie droite appartenant à M. Vaills, alors maire de Treilles. Un procès qui eu lieu en 1953 a remis en cause cette conclusion.

C’est le « groupe archéologique cantonal de Sigean » qui a d’abord recueilli le milliaire dans son musée de la Grand’Rue, la maison Peyre-Razouls, avec l’autorisation du professeur Jannoray qui a fait la lecture définitive de l’inscription. Ensuite, la borne milliaire a été reçue par Narbonne, mais avec quelques difficultés de la part des habitants de Sigean qui souhaitaient la garder.

Un comble ! Le milliaire n’a été enregistré officiellement à Narbonne que par la suite, à l’arrivée d’Yves Solier devenu conservateur du Musée de Narbonne. Conduits par Yves Solier, Claude Philippe et Luc Lapierre sont allés sur le lieu exact de la découverte du milliaire, accompagnés de deux vignerons de Caves, Francis et Jean-Louis Bareda, eux-mêmes amateurs d’archéologie romaine. Le point GPS a été relevé ! Pour autant, il est peu probable que cet endroit soit l’emplacement du milliaire XX. Il a pu être mis là pour s’en débarrasser étant devenu inutile ou placé là pour jouer le rôle de borne seigneuriale si l’on se réfère au manuscrit de 1781.

 

Le plaisir de vivre

Caves, village viticole aux carrefours des territoires, est né en 1936 de la scission avec Treilles.
A l’origine lieu d’exploitations viticoles, caves est désormais une commune équilibrée entre l’ancien cœur du village et les nouvelles résidences de ceux qui ont souhaité profiter des attraits du territoire. Une fois le nouveau lotissement des Oliviers terminé, le village comptera approximativement 1000 habitants en hiver et près de 1200 en été.
fort d’un tissu associatif dynamique et d’une qualité de vie appréciée, la commune, dirigée par le Maire Bernard DEVIC et son équipe, porte la proximité, la culture et le maintien de la tranquillité publique comme principaux enjeux



Un autre Temps

L'Histoire proprement dite de CAVES est très récente.
Notre commune a été créée en 1935 par démembrement de la commune de Treilles dont elle n'était qu'un hameau.

Selon la version quasi unanime rapportée par les " Anciens ", qu'ils soient de Caves ou des villages alentours, ce hameau est né de la nécessité pour les viticulteurs de Treilles de posséder dans la plaine un endroit sûr, leur permettant d'entreposer l'ensemble de leur matériel nécessaire à la viticulture sans avoir à faire d’incessants et inutiles allers-retours entre le village et les vignes. Ils construisirent donc des caves.

D'ailleurs, et c'est toujours le cas aujourd'hui pour un très grand nombre de personnes, ce hameau était appelé " LES CAVES DE TREILLES ". Un bien joli nom.

Toujours à sa place

Construction de l'esplanade du foyer

Petit à petit et toujours dans le même but, les propriétaires de ces caves y ont aménagé, à l'étage, leurs appartements. C'est ainsi que la population a grandi au fil du temps pour devenir un village, puis enfin une commune qui a fêté en 2010 ses 75 ans à peine.
Cependant la vie à Caves est beaucoup plus ancienne. On y trouve une vieille forge, une église du 19ème siècle mais aussi et surtout une borne milliaire attestant du passage sur cette commune de la Via Domitia. Cette borne est conservée au musée de Narbonne mais une reproduction a été installée près de la Mairie.
Aujourd'hui, la commune est en plein essor. Non pas par l'accroissement du nombre de viticulteurs - qui eux, malheureusement, disparaissent doucement - mais par l'arrivée de nouveaux résidents originaires de diverses régions de France à la recherche d'une vie calme et agréable.
Tout au plus peut-on regretter aujourd'hui que ce nom, "Les Caves de Treilles", si joli pour un village vigneron, se soit transformé seulement en " CAVES ". Mais soyons rassurés, cela n'influe en rien sur le charme de ce petit village.

Histoire de Vœu

L'église de CAVES fut construite en 1872 et dédiée à Sainte Germaine de Pibrac. La future sainte était une pauvre bergère qui vécut au XVIe siècle et fut canonisée en 1867 pour avoir opéré plusieurs miracles.

Cette église est la concrétisation d'un vœu: en janvier 1871, le soldat Emile FONTANEL, âgé de 21 ans, fut grièvement blessé à la bataille de CHENEBIER-BELFORT et laissé pour mort dans la neige et le froid glacial; de longues heures s'écoulèrent avant qu'il ne fût secouru et c'est à ce moment-là qu'il fit le vœu de construire, s'il survivait, une chapelle, dans son hameau, chapelle qu'il dédierait à Sainte Germaine de Pibrac.

Son hameau, c'était LES CAVES DE TREILLES , qu'on appelait aussi "TREILLETTES". Il s'était constitué autour de la bergerie de Pierre SUZANNE, "L'ANGELOU", quand des habitants de TREILLES avaient construit leurs caves et leurs maisons dans la plaine, près de leurs vignes.

Le père d'Emile, Pierre FONTANEL, était le neveu de Pierre SUZANNE. Né à MAISONS, dans les HAUTES CORBIERES, où sa mère Elizabeth SUZANNE (sœur de Pierre) avait épousé Charles FONTANEL, il était descendu s'installer chez son oncle, riche et sans enfant. C'est donc lui, marié et père de deux enfants (Anne- Elizabeth, dite Zoé, et Emile ) qui fut l'héritier d'une coquette fortune…

Grâce à cet important héritage, Pierre FONTANEL put, dès 1872, aider son fils Emile à réaliser son vœu en faisant construire une église et non pas une simple chapelle, dédiée, bien sûr, à Sainte Germaine. 

L'évêché de CARCASSONNE n'avait fait aucune difficulté pour la construction d'une église, mais ce n'est que le 1er juin 1875 que l'autorisation d'y exercer le culte fut accordée.

Les habitants des CAVES DE TREILLES avaient enfin leur église !!! Le 15 juin devint jour de fête patronale dès 1876.

Le 22 avril 1879, donation fut faite à la commune de l'église, avec tout ce qu'elle contenait.

En 1877, Emile FONTANEL y avait épousé Angèle GOUELL, fille d'un grand médecin perpignanais et ç'avait été le 1er mariage célébré dans l'église. On y célébra aussi, à peine 9 ans plus tard - hélas! - ses obsèques: déjà père de 4 enfants, dont un encore à naître, il mourut d'une septicémie à cause d'une nouvelle infection de ses blessures. Il avait accompli son destin !!!

Génération après génération, la famille FONTANEL a toujours pris part de manière très étroite à la vie paroissiale, et le 15 juin 1958, elle fit apposer dans la chapelle Sainte Germaine une plaque commémorative pour rappeler l'origine de l'église. Deux des fils d'Emile, Pierre et Léon, sa fille Germaine, ses petits-enfants et arrière-petits-enfants étaient là aussi et c'est l'un d'eux, architecte, qui fit les plans en vue de la réfection du clocher, en 1964.

Source : Françoise DEVIC, née FONTANEL, arrière- petite- fille d'Emile FONTANEL




Tourisme aux alentours


La Chapelle Saint Pancrace 5 km

Chapelle romane du X°siècle. Visite sur rendez vous en juillet et août. L'association les amis de saint pancrace s'occupe de l'entretien et de la rénovation
En savoir plus : http://la-palme.fr/


Visite du chai la Prade (coopérative)

http://www.cap-leucate.com/?page=52


Les salins de La Palme 8 km

Couvrant une superficie de 400 hectares, le site est situé entre la partie nord de l'étang de La Palme et le bord de mer qui longe la voie ferrée. Les salins sont un produit de la longue histoire des rapports que l'homme a entretenus avec son environnement où nature et culture s'expriment avec harmonie. En juillet 2013, « Le Rouet » (station de pompage des salins), sur la plage, est remis en marche grâce à la société des Salins de l’Aude. En effet l’exploitation a repris du service.
Visite en petit train ou calèche.

En savoir plus : http://lapalme-tourisme.com/fr/nature/77-les-salins.html


Réserve africaine de Sigean 20 km

Véritable et vaste parc animalier semi-naturel situé dans le Sud de la France, entre Narbonne et Perpignan, sur la commune de Sigean, sur la côte méditerranéenne, et en bordure des étangs qui jalonnent le littoral languedocien. Elle accueille plus de 3 800 animaux (plus de 2 000 oiseaux, 900 mammifères et 900 reptiles) sur 300 hectares. Au total, plus de 160 espèces y sont représentées.


En savoir plus : http://reserveafricainesigean.fr/


Terra Vinea 19 km

 
Un voyage dans une ancienne mine de gypse vous attend à 80 m sous terre. Dans les entrailles de Portel-des-Corbières, vous pourrez appréhender le travail de la vigne, du vin et de la gastronomie au travers des différentes époques.
En savoir plus : http://www.terra-vinea.eu/ 


Les châteaux

- Leucate 6 km : Initialement simple demeure seigneuriale, Leucate deviendra par son rattachement à la couronne de France en 1312 une place forte d'intérêt stratégique. Sa position géographique en faisait un poste d'observation en direction de l'ennemi venant du sud. Les déplacements des troupes des Corbières ou sur le cordon littoral ne pouvaient échapper à l'oeil des guetteurs.

- Fitou 7 km : Sur environ 1 000 m2 le château se situe sur un site dominant le village de Fitou, les étangs de Leucate et la mer. La date de construction du château de Fitou n'est pas connue, mais elle est fort ancienne. Par son testament daté de 990, la vicomtesse de Narbonne lègue sa "Villa Fictoria" à Ermangaud de Narbonne. Son territoire s'étendait sur plus de trois mille hectares.
En savoir plus : http://chateau.over-blog.net/article-aude-chateau-de-fitou-64872304.html
Le château n'est plus ouvert au public.

- Salses-le-château 16 km : La forteresse de Salses est un ouvrage militaire construit entre 1497 et 1502 par les rois catholiques espagnols, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille. Elle est située sur la commune de Salses-le-Château, à 17 km au nord de Perpignan, dans le département des Pyrénées-Orientales. Elle fait partie des sites gérés par le Centre des monuments nationaux.
En savoir plus : http://salses.monuments-nationaux.fr/


La baleine et le vigneron 12 km

Découvrez, dans un chai de vigneron, un squelette de baleine "Balaenoptera Physalus" de 20 mètres de long. Ouvert de Pâques à fin septembre. Visite gratuite.
En savoir plus : http://www.audetourisme.com/diffusio/fr/a-voir-a-faire/culture-et-patrimoine/port-la-nouvelle/musee-de-la-baleine_TFOPCULAR0110000054.php 
 


L’île Ste Lucie et le canal de la Robine à Port-La Nouvelle 15 km

Située au sud de l'étang de Bages et de Sigean, l'île Sainte Lucie s'étend sur 250 hectares et constitue l'un des derniers éléments côté mer de la chaîne des Corbières. Havre de paix et de verdure où la nature est reine, placé sous la bienveillante attention du Conservatoire du Littoral, ce site n'en demeure pas moins fragile et présente un caractère historique des plus intéressants.
Idéal pour une randonnée agréable.
En savoir plus : http://www.aude-aude.com/content/view/3617/1/

L'île Sainte Lucie est bordée au nord et à l'ouest par le canal de la Robine. Ancien lit du fleuve de l'Aude, c'est une branche latérale au canal du Midi qui lui est rattaché administrativement. Il permet de faire la connexion entre l'Aude et la mer Méditerranée en passant par Narbonne. Un autre canal, le canal de Jonction, relie le canal du Midi à l'Aude. Le canal de la Robine est classé sur la Liste du patrimoine mondial par l'Unesco, comme le canal du Midi qu’il rejoint. Se découvre également en bateau.
En savoir plus : http://www.narbonne-tourisme.com/decouvrir/la-terre/nature/le-canal-de-la-robine-tourisme-fluvial



Centre historique de Sigean 13 km

Le centre ancien de la localité se développa au Haut Moyen-Age sur une hauteur défensive. L’existence du château est attestée dès le XIe siècle. Il dépendait de l’archevêque de Narbonne, baron de Sigean. Sigean était une ville frontière. Son centre historique mérite le détour.
En savoir plus : http://www.sigean.fr/index.php/decouvrir-sigean/histoire-et-patrimoine/circuit-historique.html


Table d’orientation à Port-la-Nouvelle 13 km

Le visiteur peut comprendre d'un simple coup d'oeil les étapes historiques et comment Port-La Nouvelle s'est développée... Tous les projets d'avenir du port sont parfaitement lisibles.
En savoir plus : http://www.lindependant.fr/2012/08/18/une-table-d-orientation-pour-mieux-comprendre-la-ville,159373.php


Port Mahon 19 km

A 5 km de Sigean, cet ancien port romain protégé où seules les constructions de la base nautique sont autorisées. Sur le site vous trouverez buvette, aire de pique nique, parcours santé et beaucoup d'autres services.
En savoir plus : http://www.sigean.fr/

Chemins de randonnée

De nombreuses randonnées vous attendent que ce soit à Caves ou dans l’Aude. 
Rendez-vous sur le site : http://www.auderando.fr/